Posté le Tuesday 11 December 2007
ou comment notre heros redecouvre l’imparfait du subjonctif de la maniere la plus etonnante qui soit
Je ne sais pas trop si vous l’avez remarque, mais je n’ai pas trop poste ces derniers temps. Les raisons sont multiples et connexes, et les liens qui se forment entres elles me font l’effet d’une vaste toile d’araignee qui se serait deposee dans la nuit sur un blog inutilise. Vous savez ce que c’est, ca coupe l’envie et pour reprendre possession des lieux, il faut trouver le courage de donner un bon coup de balai.
Nombreuses raisons, donc. La premiere, triviale, est que je n’ai plus l’internet a la maison depuis quelques temps (depuis fin novembre). Il y a surement une explication quand on sait que j’ai du prendre cet abonnement il y a un an precisement, mais je prefere considerer que c’est “un mystere”, je trouve ca plus poetique. Cette situation rajoute d’ailleurs un peu de surrealisme a ma vie, qui n’en a guere besoin pourtant, car, possedant quelques appareils communiquant par WIFI, je passe chaque soir un long moment les bras en l’air dans le but de me connecter aux reseaux de mes voisins. Tel Galinette le sourcier, j’erre entre 22H et 24H dans les 20 metres carres de ma demeure, a la recherche des petites barres de connections. J’ai beaucoup de reseaux ouverts, dans le coin, mais, du fait sans doute de ma position dans les hauteurs, j’ai du mal a les atteindre, et j’ai decouvert a cette occasion que les reseaux sans fils sont incroyablement sensibles a la position de l’appareil. Bougez de 10 centimetres, et vous pouvez dire adieu a vos donnees. Pour l’instant, donc, le meilleur “HOTSPOT” de ma piece se trouve donc sur le sol a 10 centimetres a gauche du pied de mon lit, pas loin du tapis. Que voulez vous? c’est la vie.
Cette raison est, je vous l’accorde, tres superfetatoire. Rien ne m’a jamais empeche de blogguer depuis le bureau, a ce que je sache, et le macon virtuel qui montera le firewall qui me coupera la parole n’est pas encore ne.
Non, les motifs de mon absence sont tout autres. Tout d’abord, et j’espere que vous m’en savez gre, je jette la plupart du temps un voile pudique sur ma vie personnelle. J’ai toujours lutte contre ce penchant bien naturel a l’exhibition, preferant essayer tant bien que mal de vous livrer quotidiennement quelques observations naives et maladroites sur mon pays d’accueil. Oh, je sais, ces babillages confus n’eurent longtemps que trop peu de valeurs, les references furent trop souvent obscures et les reflexions de fond parurent, dans le meilleur des cas, malhabiles et bredouillantes… mais, pourtant, j’ai voulu perseverer, motive par l’espoir qu’un jour, quelque part, un sourire s’afficherai sur le visage d’un de mes lecteurs. Ai-je atteint ce but? Je ne le saurai jamais, il faut s’y resoudre.
Quoiqu’il en soit, si vous ne savez rien de ma vie personnelle, celle ci existe bel et bien, et, croyez moi, elle n’est pas toujours facile a gerer. Et un blog qui repertorierait et classerait de maniere chronologique tous mes faits et gestes ne rendrait pas la chose plus facile. Ces derniers temps, tout particulierement , il y a tant de virages en epingles a negocier que j’en ai le tournis. J’irai meme jusqu’a affirmer que certains des ces rebondissement sont a tel point inouis que, si l’on vous les projetait dans un film de cinema, vous vous leveriez bien tot furieux et quitteriez la salle en hurlant: “c’est un scandale” ! Cependant, j’imagine que ces historiettes vous interessent pas le moins du monde, alors permettez moi d’en venir a la veritable raison de mon absence : il m’est arrive une aventure incroyable!
Figurez vous qu’il y a quelques temps, j’ai decouvert devant ma porte un bien mysterieux courrier! Eh oui. Attendez, je vais trop vite: pour vous dire la verite, il etait encore tot le matin et, ayant veille un peu tard la nuit precedente, je profitais un peu plus longtemps que d’habitude de la douceur de ma couche. Quand, stupeur!, des coups violents retentirent a ma porte. Sans quitter mon bonnet de nuit, les yeux plein de sommeil, j’enfilai mes chaussons et me precipitai vers l’entree de mon appartement. La porte d’y celui s’ouvrit sans resistance et je du immediatement refrener un cri, alors que le soleil m’aveuglait. Un homme, un asiatique trappu, se tenait devant moi. L’air aussi surpris votre serviteur, il resta tetanise une demie seconde avant de filer comme le vent dans la cage d’escalier. Deboussole, me demandant si je revais encore, j’hesitai a me lancer a sa poursuite quand je remarquai, a me pied, que l’homme avait depose un papier devant ma porte. Tout tremblant de cette emotion, je m’en saisissais immediatement. Je depliait febrilement le papier et lu les quelques mots qu’un main sans nul doute feminine avaient trace. Je n’en cru pas mes yeux!
A suivre! ;)




